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Ultra Tour du Beaufortin

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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par Lucy » 21 Juil 2019, 04:57

Bravo Tony !
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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par Nico Maure » 21 Juil 2019, 07:15

Bravo Tony, c'est super ! Repose toi bien maintenant !

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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par Julien » 21 Juil 2019, 07:20

Bravo Tony !!!
Bonne récup !

 
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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par Patricia » 21 Juil 2019, 11:03

Respect Tony. Bravo pour ta perf et ta remontée régulière au classement tout au long de la course. Belle gestion!!

 
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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par tony13 » 21 Juil 2019, 15:38

Merci à tous pour vos encouragements ça fait chaud au coeur.
Une bien belle course que ce tour du Beaufortain, un tracé sauvage, des paysages somptueux et une organisation plus qu'au top. CR à suivre.

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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par Thomuc » 21 Juil 2019, 19:28

Un grand bravo très grosse performance !! C'est un ultra que j'adorerais faire, j'imagine que tu t'es régalé !

 
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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par jean M3 » 22 Juil 2019, 22:46

Bravo Tony, tu deviens un peu fou comme chaque ultra trailleur. Oui récup

 
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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par tony13 » 28 Juil 2019, 03:36

Ultra tour du Beaufortain 20 juillet 2019 105 km 6900 d+.



Je n'avais pas fait d'ultra en compétition depuis 3 ans, aout 2016 avec le 85 km de l'Echapée Belle.
En 2017, à la fin du TPO je me fait une déchirure au mollet gauche qui me bloquera pendant plus de 2 mois.
En 2018 je participe également au TPO mais arrete au bout de la première étape à Cassis.
Cette année je décide d'y participer également et le finit en entier bien qu'ayant rejoint le groupe 2 au cours de la dernière étape. Ayant bien récupérer je me dis alors qu'après 3 ans de 'diète' le temps est venu de s'aligner de nouveau sur un ultra.
J'avais souvent entendu parler de l'Ultra Tour du Beaufortain en positif et cela faisait un moment que j'avais cette course dans le coin de la tete et que je souhaitait la faire.
En positif dans le sens ou, au fur et à mesure des années, l'équipe organisatrice de la course a su garder un caractère convivial, montagnard, sans se laisser 'berner' par les sirènes commerciales du 'trail business', bref le genre de course qui a une âme autre que celle d'avoir son tiroir caisse bien rempli, sur l'UTB on est loin de l'ambiance 'course à neuneu' autour d'un lac ou d'un certain mont, d'aillleurs l'organisation de la course a refusé de rentrer dans le système des points ITRA, etre finisher de cette course ne donne aucun point, enfin on rentre là dans un autre débat....
C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers cette course qui correspond à la vision que j'ai du trail. Début mai je m'inscrit et suis sur liste d'attente en 90 éme position. J'avais vu les années passées sur les forums que la liste d'attente était épuisée à chaque fois, je n'ai donc pas de souci à me faire je participerai à cette course.
Depuis la fin du TPO, vers début mai , je focalise mon entrainement essentiellement sur du travail en cotes-escaliers et des sorties longues en endurance de minimum 4h dans les calanques et la sainte Baume.
Depuis le début de l'année 2019 je dois composer aussi avec un autre élément 'personnel' je suis papa pour la 2eme fois et forcément avec 2 enfants en bas age l'emploi du temps est plus que chargé , le temps libre et de 'repos' est compté.
Je compose malgré tout avec et trouve le temps nécessaire à des horaires improbables pour continuer à m'entrainer, miss endorphine quand tu nous tiens !!!
Le 'pic' de la préparation sera la sortie de 7h30 avec le club au départ de Vallouise dans le massif des Ecrins fin juin. Certes j'aurai aimé en faire plus au cours de cette préparation notamment des séjours de 2-4 jours en montagne mais bon il faut composer avec les aléas familiaux, l'essentiel est d’être présent le jour de la course et de tout donner pour aller au bout.

Début juillet, je reçois un mail du directeur de course pour me dire que si je veux je peux participer à la course, je signe direct. Je trouve une location aux Saisies, à 25 km du village départ, pour 4 jours on y arrivera le mercredi soir en famille.

Le vendredi soir, veille du départ de la course, je vais à Queige lieu de départ et d'arrivée de la course pour retirer mon dossard et un lot de bienvenue. S'ensuit à 18h le briefing du directeur de course ou il détaille le parcours, les point clés et quelques conseils avisés. Niveau météo je suis chanceux, un grand soleil règne dans le ciel du Beaufortain depuis 2 jours et ca sera pareil le lendemain, alors que les 3 années passées la course avait du faire avec des orages, de la grèle, parcours de repli etc.... La journée de demain s'annonce splendide.

Le lendemain a 4h le départ est donné du plan d'eau de Queige. Je me place à la fin du peloton, la course débute par le traditionnel 'tour pour rien' qui consiste a faire un tour de 250 m autour du plan d'eau puis le peloton s'étire sur une large piste.
Le ton de la course est rapidement donné: ça commence par une longue ascension de 1500 d+ sur environ 10 km jusqu'au col de la Roche 'Pourrie'. Je me souviens de la phrase du directeur de course la veille lors du briefing 'vous devez arrivez à la Roche Pourrie très frais et faire la montée en sous régime' je suis donc ces précieux conseils et fait cette montée en sous régime, je passe au col en 2h10.
S'ensuit une portion ou l'on peut enfin courir, on passe à coté du lac Tournant etc... puis arrive la première longue descente technique jonchée de racines et de dalles glissantes qui nous fait arriver à la passerelle de Saint Guérin (27 eme km) au dessus du lac du meme nom. De nombreux spectateurs sont la, certains m'encouragent en voyant mon prénom inscrit sur le dossard c'est toujours bon pour le moral!
S'ensuit une autre ascension de 550 d+jusqu' au cormet d'Areches, il est 9h 9h30 il commence à faire chaud, je bois régulièrement et prend des pastilles de sels minéraux, je fais l'ascension sur un rythme tranquille sans me presser, la ligne d'arrivée est encore loin!
Au 32éme km au cormet d'areches est placé le premier ravitaillement complet ( il y a eu avant 2 autres mini ravitos moins chargés mais tout de meme conséquent) je m'y arrete 5 à 10 mn je prends 2 verres de coca, mangent des quartiers d'orange et quelques dattes. Je repars confiant du ravito, je me sens bien, le moral est bon et je trace tranquillement mon chemin.

A partir du cormet d'Areches, les paysages changent nettement on passe maintenant en haute montagne. Finis les alpages, finies les pelouses dominantes et ses fleurs chatoyantes, à présent c'est un environnement minéral d'altitude, c'est le royaume de la pierre, la dure, la rude, celle ou l'on peut facilement 'se faire' une cheville sur un mauvais appui. Le terrain devient plus technique.
On fait d'abord l'ascension de la croix du Berger puis celle du col du Coin, on passe à coté du lac Amour, les paysages sont magnifiques! Arrive ensuite la difficile 'grimpette' au col à Tutu, le final se fait avec les mains on passe une sorte de brèche ou des bénévoles nous aide à franchir ce passage escarpé en installant une corde fixe pour faciliter la descente. A droite de nous se trouve la fameuse Pierra Menta , molaire calcaire déposée là qui a donné le nom de la fameuse course. On continue jusqu'au refuge du Presset (39 eme km) ou a lieu le prochain ravito, je m’arrête 10 mn boit de la saint yorre mange des quartiers d'oranges et en profite pour prendre quelques photos depuis la terrasse du refuge ou la vue est magnifique.
En quittant le refuge on longe le lac du Presset quelques névés sont encore là puis très vite on grimpe pour atteindre le point culminant du parcours: le col du Grand Fond à 2671m, la haut on a une vue imprenable sur le Mont Blanc .
Puis derrière c'est la longue descente de la Combe de la Neuva, les 500 premiers mètres de la descente se font entièrement dans la neige, c'est le seul moment de la course ou j'ai regretté de ne pas avoir pris de bâtons, je glisse à deux reprises .
Je fais la descente sur un bon rythme je suis tenté 'd'envoyer' encore plus mais nous ne sommes même pas encore à mi parcours, je dois préserver mes cuisses pour la descente finale sur Queige rien ne sert de se cramer avant. La descente débouche sur une piste plate qui nous conduit au Cormet de Roselend(47 eme km) le prochain ravito et base de vie. C'est ici qu'on pouvait prendre son sac d'allègement chargé au départ et transporté ici, finalement je ne l'ai pas utilisé j'avais mis une paire de chaussettes et de chaussures de rechange mais j'en ai pas utilité pour le moment, je reste avec la meme tenue.
Au ravito- base de vie ma femme et mes 2 enfants m'attendent, quand il me voit arriver à 14 h a peu prés à l'heure que je leur avait dit ils ont un grand sourire, les voir me rebooste le moral, je les embrasse, je prend mon fils de 6 mois dans mes bras. Je me requinque pendant une dizaine de minutes. Je les embrasse avant de repartir.
Je sors gonflé à bloc du ravito du cormet de Roselend, on est à un peu moins que mi parcours au niveau kms mais plus au niveau d+, j'y ai vu mes proches et tout les voyants physiques sont au vert: je n'ai ni genou qui couine ni cheville qui grince. Il faut maintenant tenir, avancer et toujours avancer peut importe la vitesse jusqu'a la ligne d'arrivée et ne pas flancher mentalement.

Après le ravito ca continue a monter, on commence l'ascension vers le fameux tunnel du Roc du Vent. C'est une sorte de grotte tunnel assez long ( 500m )ma petite taille m'avantage ici c'est pas plus haut que 1m70, on allume les frontales. A la sortie, en plus avec le beau temps c'est l’émerveillement: un sentier escarpé domine les barrages de Roselend et de la Gittaz .
Plus loin une longue sente, a flanc de montagne, permet de belles foulées.
On continue ensuite jusqu'au col de la Lauze puis des Sauces avant de gravir la Crete des Gittes pour arriver ensuite au refuge de la Croix du Bonhomme (passage quasi obligé du tour du Mont Blanc). Puis on va jusqu'au col du Bonhomme et on entre dans la reserve naturelle des Contamines-Montjoie ici il n'y a plus de balisage de la course, interdit dans la réserve, c'est un passage un peu 'roots' on suit le balisage du GR et Tour du Mont Blanc.
S'ensuit une longue descente jusqu'au hameau de la Gittaz prochain ravito (64 eme km). Je m'y arrete 10 mn boit saint Yorre et coca, mange quelques dattes, quartiers d'orange.
Après le ravito on monte au col de La Gittaz, il doit y avoir environ 700d+. Il est 18h il fait encore chaud, je commence l'ascension et le sentier est en plein soleil, j'ai le visage en plein soleil aussi. C'est à ce moment de la course que j'ai un gros coup de mou, je sors du ravito et j'ai du boire trop rapidement les verres de saint yorre ou coca j'ai le ventre balloné. Je me fais doubler a de nombreuses reprises, je continue malgré tout l'ascension à mon rythme en m'accrochant et en laissant passer la tempête. Arrivé en haut ça va déja mieux il y fait plus frais. A partir de là le parcours change par rapport aux années passées c'est un parcours inédit. Il nous font passer dans des endroits magnifiques, sauvages avec certaines portions bien techniques , on passe a coté du lac Noir, au col Salestet pour aboutir au Pas d'Outray qui est une sorte de belvédère avec vue sur le barrage de Roselend , la station des Saisies et le Mont Bisanne.
A partir du pas d'Outray c'est une descente très pierreuse et technique je rattrape à ce moment là tout ceux qui m'avait doublé dans la montée. Je m'arrete pas au mini ravito au lieu dit 'la journée' j'ai encore de quoi boire et manger et je me sens en forme et de toute facon le prochain ravito complet à Hauteluce n'est qu'a 7 km. Ca sera 7 km de faux plat descendant en majorité sur piste forestières puis goudron après en arrivant dans le village d'Hauteluce. La nuit commence a tomber a ce moment la j'allume ma frontale. Le ravito est au fond du village (84eme km) je m'arrrete 5 mn me requinque, je sais qu’il ne me reste plus qu'une grosse difficulté et je sais que j'irai au bout.
Ca monte dés qu'on sort du ravito c'est la dernière difficulté de la course la montée aux Saisies environ 650 d+.
Dés le début de la montée, je sens le souffle de quelqu'un derrière moi puis qui m'interpelle en me disant 'eh la Provence ca va?' en voyant le maillot du club, on commence à discuter, je trouve mon allure 'faible' en montée et lui dit que si il veut passer pas de souci je n'irai pas plu vite que ca. Il me répond que non que mon allure lui convient, en fait je m’aperçois très vite qu'il cherche de la compagnie et n'a pas envie de faire la montée seul.
Du coup nous faisons la montée ensemble, c'est un gars sympathique de Lyon, c'est son premier ultra de plus de 100 bornes et avait fait l'année passée les 85 kms de l'Echapée Belle, quel hasard!
Du fait de discuter la montée passe plus rapidement et semble moins rude, on aperçoit de temps a autre certains coureurs allongés dans l'herbe qui font de micro sieste.
On arrive au ravito des Saisies (91 eme km) un peu avant minuit, on s'y arrete 5 mn je mange quelques noix de cajou puis on repart.
En sortant du ravito on reste ensemble pour le raidillon jusqu'au mont Bisanne et la croix de Coste. Après je lui dit qu'il ne reste que de la descente (1200d-) sur 12 km, je lui dit que si il a y a bien un moment ou il faut courir et tout lâcher c'est maintenant après ca sera trop tard, il a les quadriceps en feu et me 'laisse' partir seul pour la descente finale sur Queige.
Certains coureurs sont à l'agonie dans cette descente finale, certains boitent, d'autres se dandinent bref font tout un tas de gesticulations sans être de véritables foulées de course. La descente a lieu principalement en foret sur un sentier sinueux et pentu, je double a de nombreuses reprises.
Puis le paysage commence a s'ouvrir sur le village de Queige, on distingue les lumières puis la voix du speaker semble de plus en plus proche, la délivrance arrive. On passe sous un passage souterrain pour traverser la route départementale ce sont les derniers escaliers a descendre puis monter, on passe à coté du camping municipal puis c'est l'arrivée au plan d'eau.
Il est 2h15 du matin je franchis l'arche d'arrivée fabriquée de manière artisanale avec simplement marqué: 'Ultra tour du Beaufortain, je l'ai fait'

Je suis finisher 105 km et 6900 d+ sont derrière moi. Je finis 89 eme sur 242 arrivants en 22h16 (il y a eu a peu prés 50% d'abandon)

Après la course, on a droit a une bonne douche- massage puis repas complet.
Après le repas j'ai 'l'honneur' de me faire ramener aux Saisies par des bénévoles qui allaient commencer à débaliser la fin du parcours.

L'organisation de cette course est plus qu'au top tout y était parfait: des bénévoles nombreux et plus que serviables, des points de controles réguliers (30!sur l'ensemble de la course), un balisage parfait, des ravitaillements très garnis digne d'une orgie romaine (avec bien sur le fromage local: le Beaufort) etc...
Pour le prix d'inscription a savoir 105 euros (1euro du km) et encore je me suis inscrit début mai alors que les inscriptions commencent le 01 janvier vous avez: l’accès à la course, aux ravitaillements, un lot de bienvenue (tee shirt, bière artisanale, crème pour les pieds) 3 tickets pour la buvette, le repas d'après course servi toute la nuit avec sa très bonne soupe bucheronne, le tee shirt zippé finisher, le repas du dimanche midi après la remise des prix,.... difficile de faire mieux comme prestation!!


Avec cette course j'ai encore appris sur la longue distance: la gestion de l'effort est primordial et essayer de faire un 'negative split', c'est quand même la base de notre discipline.
Je n'ai pas eu de crampes j'ai pris tout les 2-3 heures des pastilles de sels minéraux.
Niveau hydratation j'avais de l'eau plate dans mes pipettes et alternait saint Yorre et coca au ravito.
Niveau alimentation, 3 jours avant la course j'ai fait une cure de kiwi-banane- fruits secs, et pendant la course je tournai beaucoup avec pates de fruit, quartiers d'orange, dattes, noix de cajou.
Je m'étais imprimer et plastifier le profil du parcours avec kms, ravitaillements, d+ d-, ca m'a beaucoup aidé pour la gestion de course.
Pour un ultra je pense qu'il faut diviser la course en tronçons, ne pas se focaliser sur les kms, mais se dire tiens j'ai franchi ce col après c'est un autre, après il y a un ravitaillement etc... tout en gardant l'objectif majeur: franchir la ligne d'arrivée.
Lors des coups de mou, c'est le mental qui prend le dessus, les jambes vont là ou la tête lui dit d'aller, le cerveau est le grand manitou du corps humain.
Lors des coups de mou ou de moins bien, je pensais à des choses positives, a mes proches, ma famille, aux amis du club, aux moments de vies agréables qu'on a passé, qu'après tout c'est qu'un mauvais quart d'heure a passé et que ca ira mieux après, à la chance qu'on a aussi de pouvoir courir alors que certains ne peuvent pas, peuvent plu.....



Longue vie à l'UTB!!!

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Re: Ultra Tour du Beaufortin

Message par Julien » 28 Juil 2019, 07:34

Magnifique recit Tony !
Merci à toi et bravo à toi !
Ça fait du bien de lire une belle histoire de bon matin.
Bonne récupération et à bientôt ;)

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